Banner Top
Se connecter

Nouvelle attaque terroriste contre une position de l’armée à Djenné : Un élément de la garde blessé et évacué à Sévaré

Une nouvelle fois, la ville de Djenné située à 130 km au sud-ouest de Mopti et à environ 570 km au nord-est de Bamako, a été la cible d’une attaque terroriste. Comme pour les fois précédentes, c’est une position de l’armée qui a été visée.
Selon une source sécuritaire, l’attaque s’est produite, le mercredi 9 août, aux alentours de 4 heures du matin. Des individus armés non identifiés ont attaqué un peloton de la Grade nationale.
Face à la prompte et énergique riposte, les assaillants ont pris la poudre d’escampette. Aussitôt après, la ville a été bouclée et des contrôles ont été renforcés.
Toutefois, l’on déplore un garde de faction blessé. Il a été transféré à Sévaré en raison de l’importance de ses blessures. Soulignons également qu’un renfort a dépêché sur les lieux pour participer à la traque contre les assaillants.
Il faut reconnaitre que depuis un certain temps, les attaques terroristes se multiplient dans la région de Mopti en générale et le cercle de Djenné en particulier. La plupart du temps, elles visent surtout les éléments de l’armée malienne.
Même si l’identité des assaillants n’est pas encore connue faute de revendication, tout porte à croire qu’il pourrait s’agir des éléments de l’ex-Front de libération du Macina d’Amadou Koufa, devenu katiba d’Ançar Dine du Macina.
Pour accroitre son influence dans la zone de Mopti et une partie de Ségou, ce groupe a adhéré à la coalition « Nosrat al-Islam wal-Mouslimin » qui rassemble tous les mouvements terroristes au Sahel affiliés à AQMI, sous la direction de Iyad Ag Ghali. Très souvent, ces terroristes profitent du fait que de nombreuses localités des régions de Mopti et de Ségou échappent au contrôle de l’Etat en raison de l’insécurité qui prévaut. Pourtant, récemment un plan de sécurisation des régions du Centre a été mis en place par le gouvernement. Mais ses résultats se font toujours attendre. Par ailleurs, il faut noter que cette situation est rendue davantage compliquée par le fait que les régions du Centre n’ont pas été prises en compte dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Alors qu’elles ont plus souffert des conséquences de la crise de 2012 que les régions septentrionales du Mali. Aussi, le bataillon de 650 casques bleus du contingent sénégalais de la MINUSMA qui devait prendre ses quartiers généraux à partir de février dernier au centre du Mali n’a toujours pas démarré ses missions de sécurisation de cette zone. Une situation due à des mésententes entre l’ONU et le Sénégal sur les conditions du déploiement de ces casques bleus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prévisions Météo

16°C

Bamako et environs

Assez nuageux

Humidité 45%

Vent 11.27 km/h

  • 12 Décembre 201734°C16°C
  • 13 Décembre 201733°C18°C
Banner 468 x 60 px